Le féminin et le sacré contre le féminisme

Lorsqu’une arrière-garde « féministe » se soucie de féminiser le mot « ministre » (lorsqu’elles ne se veulent pas « hauteures » !) d’autres femmes plus avisées commencent à comprendre qu’avec la disparition du Sacré, qui signifie le triomphe des Normes utilitaires et profanes, c’est, dans son essence la féminité qui s’est retiré de la scène du monde occidental. Il suffit de comparé le rôle qu’ont pu jouer dans l’histoire et dans la mémoire de leur pays une Jeanne d’Arc, une Marguerite de Navarre ou une Hildegarde de Bingen avec le rôle d’une ministre, fût-elle parvenu à changer le genre du mot qui désigne sa fonction, pour mesurer la part dérisoire que les républiques et les démocraties modernes accordent à la femme et à la féminité. L’histoire nous montre d’innombrables exemples de féminité combative, intellective et métaphysique. L’extinction progressive du sens du Sacré n’a pas seulement privé les hommes des plus hauts accomplissements de la virilité spirituelle, elle fut aussi la cause de la domestication de la femme. On peut douter que le combat du féminisme, caractérisé par l’étroitesse de ses revendications pût être de quelque façon propice à la dédomestication de la femme.

Luc-Olivier d’Algange – Éloge de la rencontre et de la dissemblance

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