Chevaucher le tigre par Julius Evola, 4e partie

Chevaucher le tigre par Julius Evola, 4e partie

Partie III

 Chapitre I

DANS LE MONDE OU DIEU EST MORT

 

  1. Des précurseurs à la « jeunesse perdue ».

 

Il faut dès à présent noter qu’il existe un courant de pensée et une « historiographie » dont le propre a été de présenter ce processus, tout au moins ses premières phases, comme quelque chose de positif, comme une conquête. C’est un autre aspect du nihilisme contemporain, avec, à l’arrière-plan, une sorte d’ « euphorie du naufragé » inavouée. On sait que depuis le siècle des lumières et le libéralisme, jusqu’à l’historicisme immanentiste[1], d’abord « idéaliste », puis matérialiste et marxiste, ces phases de dissolution ont été interprétées et exaltées comme celles de l’émancipation et de la ré-affirmation de l’homme, du progrès de l’esprit, du véritable « humanisme ». Nous verrons plus loin dans quelle mesure la thématique de Nietzsche relative à la période post-nihiliste se ressent, par ses mauvais côtés, de cette mentalité. Pour le moment, il convient de préciser le point suivant.

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