Titus Burckhardt – Aperçus sur la connaissance sacrée, Extrait I

Titus Burckhardt – Aperçus sur la connaissance sacrée, Extrait I

« On peut établir une comparaison avec le dogme du bouddhisme T’chan du Nord. « Tous les êtres possèdent à l’origine l’illumination spirituelle, de la même façon qu’il est dans la nature du miroir de briller. Si par contre les passions voilent le miroir, il est alors invisible, comme s’il était couvert de poussière. Si les mauvaises pensées sont maîtrisées et détruites selon les indications du Maître, elles cessent alors de se manifester. Alors l’esprit est éclairé, comme c’est sa nature propre, et rien ne restera caché. C’est comme le polissage du miroir…» (Tsung-mi). Cette phrase pourrait tout aussi bien se trouver dans un texte soufi, c’est-à-dire dans un texte de mystique islamique.

Lorsque le cœur est devenu un miroir pur, alors le monde s’y reflète tel qu’il est réellement, c’est-à-dire sans les déformations dues à la pensée passionnelle. D’un autre côté, le cœur reflète la vérité divine de façon plus ou moins directe, c’est-à-dire d’abord sous la forme des symboles (isharât), puis sous la forme des qualités spirituelles (çifât), qui sont la base des symboles, et finalement comme vérité divine (haqîqah). » ~ Titus Burckhardt – Aperçus sur la connaissance sacrée, p. 49